ºÚÁÏ×¨Çø

Le « Soleil » ºÚÁÏרÇø réchauffe l'économie

2 nov, 2014
Depuis 2007, le chantier ºÚÁÏרÇø, les aménagements de toute nature qui l'accompagnent et les services auxquels ont recours les principaux acteurs du programme ont généré plus de 4 milliards d'euros de contrats. Plus de la moitié de cette somme a été attribuée à des entreprises françaises (2,11 milliards) et sur cette moitié, plus d'un milliard et demi a été engrangé par des entreprises de la région Paca.
emplois ºÚÁÏרÇø
A eux seuls, le contrat de construction du Complexe Tokamak (290 millions d'euros, signé au mois de décembre 2012) et celui équipements techniques d'une dizaine de bâtiments (530 millions d'euros, signé au mois de juillet 2013), devraient mobiliser 2 000 ouvriers sur le site.

Cette mobilisation s'effectuera de manière progressive à partir de la fin de cette année pour atteindre un pic à l'horizon 2015-2017. Début 2018, la main d'œuvre affectée à la construction commencera à décliner tandis qu'augmentera celle des ouvriers et techniciens occupés, pendant un peu plus de deux ans, au montage de la machine (un gros millier de personnes en moyenne).

Au total, ce sont donc plus de 3 000 personnes qui travailleront sur le chantier ºÚÁÏרÇø entre début 2017 et fin 2020.

Bien qu'ºÚÁÏרÇø soit un programme international et que les contrats les plus importants aient été attribués à des consortiums européens, 70% des 2 500 travailleurs qui se sont succédé sur le chantier depuis 2010 étaient de nationalité française.

Les projections de l'Agence européenne pour ºÚÁÏרÇø (Fusion for Energy), responsable du chantier, montrent que ce pourcentage ne devrait guère varier dans les années qui viennent. Les travailleurs « locaux Â», c'est-à-dire résidant dans les communes proches d'ºÚÁÏרÇø (bassin d'emploi de Manosque) pourraient représenter jusqu'à 50% de la main d'Å“uvre française.

L'impact économique d'ºÚÁÏרÇø ne se résume pas, loin s'en faut, aux retombées directes du chantier de construction. Des centaines d'emplois ont déjà été créés par les industries, les bureaux d'étude, les sociétés d'ingénierie et de services qui ont bénéficié de contrats.

Ainsi, à La Seyne-sur-Mer, dans le cadre du contrat de fabrication d'éléments du système magnétique d'ºÚÁÏרÇø (80 millions d'euros) CNIM, qui emploie déjà 50 personnes, a récemment procédé à vingt recrutements. A Pertuis, le contrat d'ingénierie attribué à Latécoère-Services s'est traduit par quinze embauches. L'Allemand Kraftanlagen Heidelberg, spécialisé dans l'ingénierie nucléaire, qui avait ouvert une agence à Manosque dès 2009, emploie désormais une dizaine de personnes.

A La Seyne-sur-Mer, la société CNIM qui a emporté un contrat de fabrication d'éléments du système magnétique d'ºÚÁÏרÇø (80 millions d'euros) a récemment procédé à vingt recrutements.
Et l'on pourrait multiplier les exemples — jusqu'aux sept emplois de chauffeur créés par la société de transport qui assure les navettes entre les différents bâtiments du site ºÚÁÏרÇø...

Dès 2003, anticipant l'arrivée d'ºÚÁÏרÇø, l'Institut d'économie publique de Marseille (Idep) avait estimé à 3 000 (dont 1 500 en région Paca) le nombre de ces emplois « indirects Â» créés pendant la phase de construction, et à 2 400 ceux qui verront le jour pendant la phase d'exploitation.

Une évaluation de l'impact économique d'ºÚÁÏרÇø doit également prendre en compte les effets induits par la présence, à Aix-en-Provence, à Manosque, dans les bourgades environnantes, des personnels employés sur le site (ºÚÁÏרÇø, Fusion for Energy, sous-traitants directs hors chantier) et de leurs familles.

Leur apport à l'économie locale, sous forme de salaires dépensés localement, peut être estimé à une soixantaine de millions d'euros annuellement.

La dépense directe, toutefois, n'est pas tout. Pour répondre aux besoins de cette population nouvelle (et internationale), des commerces, des services se sont créés ou étoffés. Les études montrent qu'un emploi direct dans un « Très Grand Équipement Â» scientifique comme ºÚÁÏרÇø en génère deux, voire près de trois, dans son environnement immédiat.

Ainsi, près d'Oxford, au Royaume-Uni, un gros millier d'emplois indirects et induits ont été créés autour des 450 salariés du tokamak européen JET; à Genève, autour du CERN (2 500 salariés), 7 200 emplois indirects et induits ont vu le jour de part et d'autre de la frontière franco-suisse.

Alors qu'ºÚÁÏרÇø vient tout juste d'entrer dans sa quatrième année de construction, une dynamique similaire se dessine, qui ne pourra que s'amplifier au fil des années.